Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne

Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne

 
La lecture des archives de Dijon En savoir plus
La lecture des archives départemantales de Mâcon En savoir plus
Le tableau du château de Couches ? En savoir plus
Les découvertes du conservateur du Musée de Rollin En savoir plus
L'exploration de la chapelle En savoir plus
L'exploraiton des galeries souterraines En savoir plus
Les pierres se dévoilent En savoir plus
L'exploration de la Tour maîtresse En savoir plus
La pierre gallo-romaine En savoir plus

La Lecture des archives de Dijon :

Le mois de juillet a été propice à la lecture de documents trouvés aux archives de Dijon ou confiés par des personnes indépendantes.

La recherche que nous menons consiste à disposer d'informations fiables et originales qui nous permettront de reconstituer les histoires et l'histoire du site depuis le XIIème siècle. Ces informations sont à la fois des documents fiscaux du XVIème et XVIIIème siècle où sont des notes plus récentes sur des recherches déjà menées par nos prédécesseurs au XIXème et XXème siècle. Pour cela nous les remercions encore des travaux menés et des restaurations qui nous permettent aujourd'hui de comprendre l'organisation du site comparable avec les témoignages fiscaux transcrits.

Notamment le mystère autour de la venue de Marguerite de Bourgogne, reste à ce jour difficile à documenter, malgré les relevés et débats déjà échangés entre passionnés au XIXème et au XXème siecle. Périodes durant lesquelles, nous retrouvons sur internet des propagandes antérieures aux publicités mentionnant le nom de : Château « dit » de Margurite de Bourgogne.

D'autres controverses que nous ne maitrisons pas sont toujours accessibles sur internet. A ce jour nous resterons prudent en affirmant que nous ne disposons d'aucun témoignage qui validerait ou invaliderait définitivement ce lien entre le nom du Château de Couches et celui de Marguerite de Bourgogne, à une époque donnée.

Concernant l'histoire du Château et la connaissance des Seigneurs qui en ont eu la charge, nous disposons des premières transcriptions de notre Archéologue et historienne à partir de deux terriers consultes à Dijon.

Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne   Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne,<br/> TERRIER de 1721 consulté aux Archives de Dijon par B.Colas Archéologue

TERRIER de 1721 consulté aux Archives de Dijon par B.Colas Archéologue


Le premier décrivant la période entre 1573 et 1590, donne une description de l'organisation physique des bâtiments et de leur répartition entre les Seigneurs barons de Couches, Le Mareschal d'aulmont et du Seigneur de Rochechouard.
« Premièrement la part et moitié dudit chastel appartenant audit seigneur baron du costé devers le bourg dudit Couches et de l'église ...pour l'autre moitié du costé devers la creuze appartenant à Monseigneur le Marechal Daulmont... ».

Une autre description commente le tableau retrouvé déjà évoqué donnant à voir cette division.
« Pour y entrer deux grandes et deus petites portes et deux grandes cours, ... en la premiere est le grand pont-levys et la petite porte en laquelle est aussi un pont levis appelé le petit pont, ... et ladite premiere cour au long du ruisseau fluant en la riviere la creuse... ».


Nous retrouvons l'existence des prisons

« Item du costé d'icelle chapelle est une grande tour ronde couverte de thuiles vernies et voutées en laquelle sont les prisons et fondz du crot pour tenir et enfermer les delinquants et malfaicteurs..... ». »Icelle cour devers le hault qui est la plus ancienne environnée de haultes murailles sur lesquellles les sentinelles se mettent pour faire le guet et garde dudit chastel du caoté de la creuse est ladite muraille en façon de gallerie... Icelle joignant et contournant près la chapelle dudit chastel...».

Le second terrier est du XVIII° siècle, à partir de 1722, Terrier de la baronnie de Couches à la part de la Montagne pour messire François-Hugue de Siry, chevalier, baron de Couches, président du Parlement de Paris et à la chambre des comptes de Bourgogne.


Ce dernier décrit la disposition des bâtiments visibles sur le tableau du XVIII° siecle, dont certains édifices encore visibles à ce jour, notamment la « voute » en arcades successives pres de la chapelle, contigu au logis primitif et qui conduit aux caves et souterains.

« Item du costé de la chapelle est une grande tour ronde couverte de thuiles vernies et voutés en laquelle sont les prisons... ».

« Item plus joint à ladite chapelle un grand corps de logis couvert de thuiles garny de trois planchers, la voute dessous servant pour la cave à mettre le vin... et conduit au souterains... ».

« Une grande et haulte tour carrée et une haulte tour et escaliers faits degré de pierres appellée la tour de la lanterne en laquelle lanterne les sujets dudit seigneur baron des villages...font le guet ».

Extrait de la transcription de B.Colas Archéologue. Juillet 2010.

Les Archives départementales de Mâcon

 

Accompagnée du CECAB Centre de Castellologie de Bourgogne et notamment de notre archéologue Brigitte COLAS, nous avons consulté durant toute une journée, quelques parchemins issus de nombreuses archives depuis le XIVème siècle, jusqu'au XVIIème siècle sur Couches et son Castel.
Ces consultations nous ont permis de valider la généalogie des Seigneurs présents entre 1180 et 1570.
D'autres lectures seront programmées en juillet et septembre.

Cliquez sur la photo pour agrandir.

Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne, nos dernieres découvertes tableau

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Découverte d'un tableau qui représenterait le château de Couches ?

Ce tableau, découvert fortuitement au château de Couches est dans doute datable de la fin du XVIIIème siècle, peut-être des années 1770, d'après M. Strasberg, conservateur du musée Rolin à Autun.
Il mesure environ 45 cm x 25 cm. Il n'est pas signé.
Il a été découpé de son cadre d'origine, collé sur une plaque, et enfin recouvert d'un vernis qui a jauni.
A la mort de Claude de Montagu en 1470 la seigneurie (baronnie) de Couches va être divisée en deux.
A la révolution sont barons de Couches les « Siry » et les « Loriol de Chandieu ».
Cette division ancienne semble être matérialisée à la fois sur le tableau et sur le plan de l'ancien cadastre par un long mur qui va du« donjon » au bâtiment le plus à l'est adossé à la chapelle et encore visible sur les gravures du milieu du XIXème siècle.

Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne, nos dernieres découvertes tableau
Description de Brigitte Colas Archéologue historienne

Une tour carrée adossée d'une tour à escalier, fait le pendant avec l'actuelle tour maîtresse.
La chapelle est garnie d'une flèche et un bâtiment y est attenant.


A l'occasion de la visite de Monsieur A.Strasberg, conservateur du Musée Rollin de la ville de Autun en Saône et Loire, nous avons pu faire de nombreuses découvertes sur le bâti en compagnie de Me Vernus Directrice des Archives Départementales de Mâcon


Autres découvertes :
- Un pierre gravée d'un calice , trouvée au dernier niveau de l'escalier du XVème sècle de la tour maîtresse
- Des traces d'enduit du XVème siècle, sur la pierre des mur de la tour maîtresse
- L'entrée murée de l'escalier primitif avant la construction au XVème siècle de l'escalier à vis visible adossé à la tour
- Borne délimitant les terres de Seigneurs ou ici des Jésuites de Autun
- Stèle Gallo romaine privée de sa partie supérieure

LA CHAPELLE


L’ordonnancement, l’art et les matériaux déployés dans la chapelle témoignent de la richesse du Seigneur qui l’a embellie au XVème siècle.
Nous observons des lambeaux de peintures polychromes encore visibles selon la luminosité du jour, sur les voûtes.
Les consoles ou culots à la naissance des voûtes de l’abside, sculptées de figurines symboliques des apôtres sont en partie burinées, et composent un ensemble superbe tel qu’on le voit dans d’autres monuments plus connus.
Les oratoires de chaque coté de l’abside, sont édifiés dans un calcaire blanc très sain étranger au sol local.
Malheureusement, les murs décroûtés au XIXème siècle ont sans doute détruit toute trace de peinture religieuse.




Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne, archeologie et histoire

GALERIES SOUTERRAINES

Selon l'archéologue il convient ici de préciser la différence entre souterrain et galerie souterraine.

Les souterrains auraient permis de sortir à l'extérieur du site, cependant il n'en existe que très peu.

La galerie a été bâtie adossée probablement au XVème siècle à des murs souterrains de l'enceinte du XIIème siècle. La galerie de circulation permettait le passage des gardes et des personnes.

Plus tard elle permis également le développement du stockage du vin.
Les indices qui permettent de considérer que ce passage est une galerie postérieure au mur d'enceinte, sont :
les quatre chambranles successifs d'époques différentes, l'angle du mur extérieur et de son épaisseur, la partie inférieure visible de l'archère canonnière dans le mur d'une ancienne tour orientée le long du mur d'enceinte, sinon pourquoi une ouverture de tir à l'intérieur de la galerie ?


Château de couches dit de Marguerite de Bourgogne, archeologie et histoire galeries souteraines

La restauration entamée juste après la seconde guerre a été entreprise avec les moyens matériels et humains de l'époque.

Les scientifiques que nous avons la chance de voir associés à nos démarches, étaient il y a encore vingt ans, inaccessibles.

On ne savait pas quelle authenticité donner au lieu, ni selon quelle technique appropriée pour préserver les constructions restantes. Nous devons cependant respecter ces interventions grâce auxquelles nous accédons à l'histoire aujourd´hui préservée.

DONJON dit «TOUR MAÎTRESSE»

Nos premières investigations ont porté sur le rez de chaussée de la tour maîtresse, symbole de puissance et de pouvoir.
Comme nous le savons les édifices ont de tout temps été remaniés selon les époques et les besoins quotidiens.
A la fin du XIème siècle, ce donjon ne comportait peu d’ouvertures.Chaque étape d’évolution de la construction correspondait à l’évolution guerrière. Il devient intéressant de suivre les repères méthodiques de notre archéologue pour accompagner ses travaux, notamment en observant la largeur des murs de trois mètres.

Vous apercevez donc aujourd'hui, les archères canonnières, la vitrification d'anciennes cuves à vin selon un modèle mis en œuvre par une entreprise Suisse dans les châteaux en Bourgogne et dans la région de Bordeaux.


De même nous découvrons un conduit, qui fait l'objet de recherches pour valider ou invalider les hypothèses émises par l'archéologue : Conduit de cheminée ou le plus vraisemblablement des latrines sur un parquet à chaque étage proposant de l'eau propre et de récupération des eaux sales.
La mise à nu de la pierre sur les murs a permis de la préserver des effets secondaires du ciment et met à jour des traces de l'ancien plafond voûté constitué de pierres tel que nous le retrouvons dans les édifices de cette période (maison des templiers, salles voûtées).


Enfin le nettoyage des pierres nous permet de distinguer des inscriptions sur certaines notamment l'une d'elles située sur la maçonnerie des archères.
L'intervention de l'archéologue nous permet de regarder les lieux et leur construction avec un regard d'analyse.